Seine-et-Marne. « Les chiens ont essayé de dépecer le sanglier vivant ! » : la battue s’achève dans des jardins

Seine-et-Marne. "Les chiens ont essayé de dépecer le sanglier vivant !" : la battue s'achève dans des jardins

Vendredi 20 février, une opération de régulation des sangliers près de Cesson-la-Forêt tourne au cauchemar pour des riverains. Vous lisez peut-être ces lignes en vous demandant comment une battue peut débouler jusque dans des jardins privés.

Que s’est-il passé exactement ?

Cette battue administrative, prévue pour limiter la prolifération des animaux sauvages, se déroule dans le bois brûlé et le bois des Courtilleraies, près de Cesson-la-Forêt et de Saint-Leu. Vers midi, un jeune sanglier est poursuivi par une meute de chiens de chasse. L’animal, blessé, gagne un square résidentiel appelé le quartier des « toits noirs » et s’abrite dans un jardin.

Des témoins racontent des scènes choquantes. Les chiens suivent la bête jusque sur les pelouses. Ils la mordent et la blessent encore. Il faut presque une demi-heure avant qu’un chasseur n’arrive et mette fin à la souffrance en lui infligeant un coup mortel.

Réactions des habitants

Les résidents sont bouleversés. Plusieurs personnes décrivent des hurlements, du sang sur des portails et des clôtures abîmées. Une assistante maternelle précise qu’elle n’avait pas d’enfants avec elle ce jour-là, sinon la scène aurait été traumatisante pour eux.

La présidente du conseil syndical indique qu’elle va alerter la mairie et demander des mesures fermes. Les voisins craignent un accident et estiment que la proximité des battues avec les habitations est devenue dangereuse.

Ce que dit la mairie et les organisateurs

La mairie de Cesson condamne l’incident. Elle rappelle que la régulation des sangliers est parfois nécessaire mais que ces opérations doivent respecter des règles strictes de sécurité et de bien-être animal. Le fait qu’un animal traqué puisse entrer dans un espace public constitue, selon la ville, un « dysfonctionnement grave ».

Le maire, Olivier Chaplet, dit avoir contacté l’organisme en charge, Ile-de-France Nature. Quelques jours après, l’organisme n’a pas souhaité commenter publiquement l’événement. Le maire évoque la possibilité d’interdire les battues si des incidents se répètent.

Pourquoi cela peut mal tourner ?

Une battue implique souvent des chiens, des traqueurs et des zones boisées proches d’habitations. Si la zone n’est pas fermée ou si la coordination manque, un animal effrayé prend la fuite. Il peut alors traverser des jardins et des espaces fréquentés. Vous comprenez que le risque existe, surtout en lisière d’urbanisation.

Que pouvez-vous faire si cela se produit près de chez vous ?

  • Restez à l’écart. Ne vous approchez pas d’un animal traqué et n’essayez pas de détourner des chiens.
  • Alertez immédiatement la mairie et la police municipale. Donnez l’heure et le lieu précis.
  • Prévenez le gestionnaire de la battue s’il est connu. Notez les véhicules ou numéros d’immatriculation si possible.
  • Protégez les enfants et les animaux domestiques. Rentrez-les à l’intérieur jusqu’à ce que la situation soit réglée.
  • Photographiez ou filmez à distance. Ces preuves aident les autorités et les associations à enquêter.

Ce que les autorités pourraient faire ensuite

La mairie peut demander des explications et exiger des mesures correctives. Parmi les pistes possibles : limitation des zones de battue, renforcement de la coordination, obligation de clôturer la zone ou interdiction locale si le risque persiste.

Les syndicats de copropriétés et les associations de protection animale peuvent aussi porter plainte ou demander des contrôles. Vous pouvez vous rapprocher d’eux si vous voulez agir collectivement.

En guise de conclusion

Cette affaire rappelle que la régulation des populations sauvages doit se faire en respectant la sécurité des habitants et le bien-être des animaux. Si vous habitez près d’un bois, renseignez-vous sur les battues prévues. Et si jamais une situation dégénère, suivez les conseils ci-dessus pour protéger votre foyer et pousser les autorités à réagir.

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Auteur/autrice

  • Astrologue passionnée et chroniqueuse, Luciana Reynaud met à profit depuis plus de 12 ans son expertise en astrologie, actualités célestes et influences planétaires. Diplomée de l’Institut Européen d’Astrologie, elle anime ateliers, conférences et collabore avec de multiples revues. Ses articles explorent les liens entre l’astrologie, le vivant animal et les plaisirs gastronomiques, tout en offrant une lecture éclairée des évolutions du ciel. Son approche lie rigueur, intuition et pédagogie, guidant lecteur·ice·s et passionné·e·s vers une compréhension profonde de leur univers intérieur.

1 réflexion sur “Seine-et-Marne. « Les chiens ont essayé de dépecer le sanglier vivant ! » : la battue s’achève dans des jardins”

  1. Manoël VAUTRIN

    En Seine-et-Marne (comme dans beaucoup d’autres endroits d’ailleurs), est-ce que ce sont les sangliers qui se rapprochent des maisons, ou est-ce que ce sont les maisons qui empiètent de plus en plus le terrain des sangliers ?

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